Une voiture piégée meurtrière a explosé devant un café populaire de Mogadiscio, la capitale de la Somalie, tuant au moins neuf personnes et en blessant plusieurs autres qui étaient rassemblées pour regarder la finale de football de l’Euro 2024 à la télévision, ont rapporté des responsables gouvernementaux.
Le groupe terroriste al-Shabab, lié à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité de l’attentat par l’intermédiaire d’une station de radio affiliée. L’attentat visait un lieu connu pour être le lieu de rassemblement nocturne du personnel de sécurité et des fonctionnaires, selon Mohamed Yusuf de l’Agence de sécurité nationale.
Dans un premier temps, les autorités avaient fait état de cinq morts, mais Mohamed Yusuf a confirmé lundi que le bilan s’était alourdi à neuf morts et 20 blessés dans l’explosion.
L’explosion a causé d’importants dégâts, détruisant dix voitures et plusieurs bâtiments à proximité, dans une zone fortement surveillée près du palais présidentiel. Des témoins ont décrit une scène de chaos, de nombreux clients s’échappant à travers le mur d’enceinte arrière à l’aide d’échelles.
Malgré les efforts constants des forces gouvernementales et de leurs alliés internationaux, notamment les troupes de l’Union africaine et les frappes aériennes américaines, al-Shabab continue de mener des attaques visant à déstabiliser le fragile gouvernement central de Mogadiscio. Le groupe est actif depuis plus de 17 ans et lance de fréquents bombardements et assauts dans toute la Somalie.
Après avoir subi des revers ces derniers mois, notamment des gains territoriaux revendiqués par al-Shabab, la Somalie a exhorté l’Union africaine à retarder le retrait de ses forces de maintien de la paix du pays. La mission de l’UA, connue sous le nom d’ATMIS, a joué un rôle déterminant dans le soutien des forces de sécurité somaliennes contre les groupes militants.
Les résolutions de l’ONU avaient ordonné un retrait complet des troupes de l’ATMIS d’ici le 31 décembre. Pourtant, la Somalie a demandé une réduction progressive, suggérant initialement un retrait plus lent pour maintenir la stabilité sécuritaire.






