Labone SHS : La famille dépose une pétition auprès du GES concernant une agression présumée contre un étudiant

Maria

Raphael Apetorgbor

Le Service d’éducation du Ghana (GES) a été saisi d’une requête pour enquêter sur une agression physique présumée contre un élève de troisième année, Maître Abraham Sambou, au lycée Labone à Accra, par le maître de maison principal, M. Eric Agyemang, également connu sous le nom de « Power. »

Dans une pétition officielle, la famille de Sambou a allégué que le mardi 18 juin 2024, M. Agyemang avait giflé leur pupille après avoir été faussement accusé par le préfet de l’école, Blessing Elisha Nyamekye, d’utiliser un téléphone portable et de refuser de le remettre.

Sambou, qui a nié ces allégations, a ensuite été empêché d’assister aux cours et détenu dans le bureau du maître d’hôtel principal sans nourriture ni eau jusqu’à 14 heures, date à laquelle sa famille est arrivée pour rencontrer la direction de l’école.

La pétition révèle en outre qu’à la suite de l’incident, Sambou a été expulsé de la pension pour une durée indéterminée, sans procédure régulière.

Cette expulsion pose des défis importants à la famille, car Sambou devrait quotidiennement faire la navette entre Kasoa, dans la région centrale, et Labone, à Accra.

La famille a exprimé sa profonde inquiétude face aux mauvais traitements infligés à Sambou, qui est en dernière année et se prépare pour le WASSCE.

Ils rapportent que Sambou souffre de graves maux de tête et de douleurs à l’oreille gauche et à l’œil gauche, nécessitant un traitement à la polyclinique Amanfro.

La pétition souligne que lors d’une réunion avec la direction de l’école, M. Agyemang a admis avoir giflé Sambou, justifiant ses actes en affirmant que Sambou avait menti sur la disponibilité de son père.

La directrice, Mme Rejoice Aku Acorlor, aurait soutenu les actions de M. Agyemang et aurait déclaré qu’elle aurait agi encore plus durement.

La famille a également fait part de ses inquiétudes concernant une photo sur le profil WhatsApp de M. Agyemang le montrant tenant une arme à feu, remettant en question son aptitude en tant qu’éducateur pair et modèle pour les étudiants.

Ils ont cité cela comme une preuve supplémentaire de son comportement intimidant et de son inaptitude à un rôle de supervision dans un cadre éducatif.

La famille a demandé au GES et au ministère de l’Éducation de mener une enquête complète et impartiale sur l’incident, de révoquer l’expulsion injustifiée de Sambou, de tenir M. Agyemang pour responsable de ses actes et de surveiller la conduite de Mme Acorlor pour garantir le traitement équitable de étudiants.

Ils ont également exprimé leurs inquiétudes quant aux violences physiques et au traitement injuste infligés aux étudiants par M. Agyemang, citant des informations faisant état de son implication dans d’autres incidents de châtiments corporels et d’intimidation.

La pétition souligne la nécessité d’agir rapidement pour protéger les droits des élèves et garantir un environnement d’apprentissage sûr et propice au lycée Labone.