Nairobi : L'EACC arrête un policier qui exige des frais de protection pour permettre l'activité commerciale de Lady's Chang'aa

Maria

Nairobi : L'EACC arrête un policier qui exige des frais de protection pour permettre l'activité commerciale de Lady's Chang'aa

Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d'expérience dans la couverture de la politique et de l'actualité au Kenya.

Nairobi – La Commission d'éthique et de lutte contre la corruption (EACC) a intensifié sa lutte contre la corruption au sein de la Police nationale.

Au cours des dernières semaines, la commission a procédé à des arrestations très médiatisées au sein du service, tandis que les policiers voyous sont éliminés.

Le chasseur est sans aucun doute devenu le chassé, et les cas de policiers échappant aux coups de filet de l'EACC se multiplient à travers le pays.

Depuis des années, la police s'efforce d'éradiquer le brassage du chang'aa dans la plupart des sociétés, mais le vice perdure en raison des policiers errants.

Les témoignages de ceux qui ont exercé ce métier ont démontré comment ils ont compromis les policiers pour qu'ils continuent à exercer ce métier.

Qu'a demandé le policier de Kahawa West

Lors de sa dernière arrestation, l'EACC a arrêté un policier accusé d'avoir extorqué un civil qui s'occupait prétendument de la brasserie chang'aa.

Le caporal Abdi Kiano a été arrêté après avoir reçu une somme non divulguée d'un brasseur local de chang'aa.

Selon la commission, le montant était censé représenter les frais de protection de la dame qui lui permettraient de continuer à exercer son métier pendant que la police la protège de la loi.

« L'EACC a arrêté ce soir le policier n° 226374, le Cpl Abdi Kiano, basé au poste de police de Kahawa West à Nairobi, pour avoir exigé et reçu un pot-de-vin d'un commerçant local à titre de « frais de protection » pour lui permettre d'exploiter son activité de vente de bière illicite (chang 'aa).

Le suspect a été incarcéré au poste de police de Kilimani en attendant de nouvelles mesures demain, mercredi », indique le communiqué de l'EACC.

L'IG Japhet Koome avoue avoir rejeté les pots-de-vin

Dans un rapport connexe, l'inspecteur général Japheth Koome a publiquement reconnu la corruption généralisée au sein de la police nationale.

Il a qualifié cette question de « retours » et a expliqué que les officiers subalternes collectaient l'argent et le remettaient à leurs supérieurs.

Koome a raconté des cas où des officiers subalternes ont tenté de lui offrir les produits de ses activités de corruption, ce qu'il a refusé.

L'IG a souligné la nécessité pour les services de police de prendre position contre la corruption, déclarant : « Assez, c'est assez ».