17 janvier 2024
Actualités
Par le journaliste du personnel
PLUS de 50 % de la main-d’œuvre employée au Zimbabwe gagne moins de 18 dollars américains par mois, selon DOTZEDW, une organisation qui étudie les perspectives du marché dans la région de la SADC.
Calculé en dollars RTGS locaux, DOTZEDW a révélé que les plus de 50 % indiqués recevaient des salaires de 200 000 ZW ou moins.
C’est près de quatre fois inférieur au seuil de pauvreté (PDL) du pays, qui s’élevait à 840 000 ZWS pour une famille de six personnes en décembre 2023.
Macrotrends a enregistré pour la dernière fois le taux de pauvreté du Zimbabwe à 85 % en 2019, tandis que les Nations Unies (ONU) l’ont placé à 70,5 % en 2020.
Le pays est caractérisé par une crise économique qui dure depuis deux décennies, qui a épuisé l’épargne, dévalorisé les salaires, laissé des millions de personnes sans emploi et entraîné une hausse constante des prix des produits de base.
Des centaines de personnels qualifiés au sein du gouvernement et du secteur privé ont fui le pays pour se réfugier dans des pays situés au-delà de l’Afrique, mieux rémunérés et dotés de ressources suffisantes.
Le pays étant largement informel, les travailleurs du secteur formel ont été peu représentés dans les conflits du travail dus aux faibles salaires qu’ils gagnent.
La plupart ont été contraints de gagner ce qu’on leur propose, par crainte de millions d’autres qui pourraient arracher leur poste s’ils étaient licenciés.
Avant l’introduction d’une allocation Covid-19 de 300 dollars américains, les fonctionnaires qui constituent la plus grande proportion de la main-d’œuvre employée au Zimbabwe gagnaient moins de 75 dollars américains.
Les 300 dollars américains ont depuis été ajoutés à leur salaire mensuel imposable.






