Dévoiler les ambitions cachées d’Abiy dans l’Empire Oromia …

Maria

Oromuma _ expansion

Par Zel’Alem Bealu

La poursuite de la politique d’Orommuma par le Premier ministre Abiy Ahmed jette une ombre sur la Corne de l’Afrique (HOA), avec des implications qui se répercutent bien au-delà des frontières éthiopiennes. Sa vision ambitieuse d’établir un plus grand empire Oromia s’étend à travers l’actuelle Oromia Kilil (région), les régions du sud et du sud-ouest, l’Afar et les régions somaliennes, atteignant l’Érythrée et le Somaliland, introduisant les germes de l’instabilité régionale.

Au cœur de la stratégie d’Abiy se trouve un effort calculé visant à affaiblir les régions sémitiques du nord de l’Éthiopie – Amhara et Tigré, dans le cadre de sa grande stratégie de démantèlement de l’État-nation éthiopien existant. Cela implique non seulement de marginaliser ces régions, mais également d’indiquer de potentiels plans d’invasion en Érythrée. Son programme expansionniste, marqué par des tactiques de division et des méthodes subversives, risque d’intensifier les conflits ethniques internes, en particulier entre les communautés Oromo, Amhara et Tigré. Ces tensions internes constituent une grave menace pour le tissu social éthiopien, aggravant les divisions existantes exacerbées par la nature conflictuelle du fédéralisme ethnique.

Les implications s’étendent au-delà de l’Éthiopie, atteignant un point d’ébullition dans l’ensemble de la HOA, l’Érythrée, la Somalie, Djibouti et le Soudan étant pris à l’épicentre d’un conflit potentiel. Le spectre d’une guerre avec l’Érythrée et la Somalie plane, déstabilisant encore davantage une région déjà aux prises avec la fragilité. Ces répercussions ont des ramifications plus larges, influençant la géopolitique des pays voisins, notamment le Yémen, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis, alors qu’ils font face aux effets d’entraînement des troubles régionaux.

La politique d’Abiy, caractérisée par une prédilection pour le chaos, l’hégémonie ethnique et l’autoritarisme, a conduit à une approche imprudente et brutale de la résolution des conflits. L’augmentation du nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) témoigne du coût humain de ces manœuvres géopolitiques. Les ambitions de l’empire Oromia, si elles ne sont pas maîtrisées, risquent de devenir un catalyseur d’une plus grande instabilité au sein de la HOA, alors que la région est aux prises avec les conséquences d’un fédéralisme ethnique qui divise et le spectre inquiétant d’un conflit ethnique.

Dans ce bourbier géopolitique complexe, la communauté internationale doit rester vigilante, reconnaissant la nécessité urgente d’une intervention diplomatique. L’avenir de la HOA est en jeu, et un effort collectif est essentiel pour atténuer le risque de conflits, préserver la stabilité régionale et tracer la voie vers une coexistence plus harmonieuse.

Alors que la mer Rouge devient un point central de la géopolitique régionale, l’influence des ambitions d’Abiy s’étend à cette voie navigable vitale. Les implications stratégiques pour les routes maritimes et la sécurité régionale ajoutent un autre niveau de complexité à une tapisserie déjà complexe. Pour comprendre la gravité de cette situation, nous devons examiner les nuances de la politique intérieure éthiopienne, en tenant compte des tensions et des incidents persistants qui soulignent les risques de programmes expansionnistes incontrôlés.

Diverses perspectives de divers groupes ethniques éthiopiens et partenaires régionaux permettent une compréhension plus complète des défis multiformes auxquels est confrontée la HOA. Il est impératif de prendre en compte les réponses et impacts potentiels des principaux acteurs internationaux, tels que les Nations Unies, l’Union africaine et certains pays, pour façonner la trajectoire des événements dans la région. Le sort de la HOA dépend de l’équilibre délicat entre les interventions diplomatiques, la coopération régionale et une compréhension nuancée de l’évolution de la dynamique géopolitique.