L’affaire de l’homme de 62 ans a été reportée au 16 février 2024 pour déterminer si l’affaire serait entendue devant un tribunal d’instance, un tribunal régional ou un tribunal de grande instance.
DOSSIER : Fulgence Kayishema, un ressortissant rwandais accusé d’être impliqué dans le génocide de 1994, devant le tribunal de première instance du Cap. Photo : Kayleen Morgan/Eyewitness News
LE CAP – Le procès du suspect rwandais de génocide Fulgence Kayishema a été reporté au tribunal de première instance du Cap jusqu’en février 2024, afin de déterminer dans quel tribunal l’affaire sera entendue.
Il a fait une brève comparution devant le tribunal mercredi où il fait face à 56 accusations, toutes liées à des infractions liées à l’immigration.
Le ressortissant rwandais aurait vécu en Afrique du Sud sous un faux nom depuis des années avant d’être retrouvé et arrêté à Paarl en mai.
L’État a déclaré au tribunal que toutes les enquêtes nécessaires étaient terminées.
L’homme, considéré comme l’un des fugitifs les plus recherchés du génocide rwandais de 1994, est entré dans la salle d’audience mercredi, entouré de membres de la police sud-africaine lourdement armés.
Il tenait sa Bible à la main, comme lors de ses précédentes comparutions devant le tribunal, mais il n’y avait aucun signe de ses partisans comme cela a été le cas par le passé.
Son affaire a été reportée au 16 février 2024 pour déterminer si elle serait entendue devant un tribunal d’instance, un tribunal régional ou un tribunal de grande instance.
Kayishema fait également face à une affaire d’extradition devant la Haute Cour du Cap-Occidental, où les autorités cherchent à le transférer vers un tribunal des Nations Unies à Arusha, en Tanzanie, pour répondre de son implication présumée dans le génocide.
Cet ancien policier de 62 ans est accusé d’avoir ordonné le meurtre de 2 000 Tutsis cachés dans une église et est en fuite depuis plus de deux décennies.






