Cette semaine, Belay Manaye, fondateur et directeur général d’Ethio News, un cybermédia, aurait été arrêté. Les médias locaux ont confirmé cette nouvelle.
Les circonstances entourant l’arrestation de Belay ressemblent aux enlèvements perpétrés par des groupes nationalistes radicaux d’origine oromo dans la région d’Oromia. Des sources indiquent qu’il n’y avait pas de mandat d’arrêt. Le 13 novembre, vers 18h30, heure locale, dans la capitale Addis-Abeba, les forces de sécurité gouvernementales ont arrêté Belay alors qu’il quittait son bureau pour rentrer chez lui.
Les membres de sa famille ignoraient initialement où il se trouvait, ce qui a contribué à donner l’impression que son arrestation s’apparentait à un enlèvement. Il serait actuellement détenu à la préfecture de la police fédérale et n’a pas encore comparu devant le tribunal.
Suite à son arrestation, son média Ethio News a cessé ses activités. Le média a été une source cruciale d’informations pour les Éthiopiens concernant la situation sécuritaire dans la région d’Amhara, qui est sous l’état d’urgence depuis août de cette année.
Les journalistes et les militants des droits de l’homme sont confrontés à un accès restreint à la région en raison des limitations imposées par le gouvernement, notamment la coupure d’Internet.
Pour l’instant, le gouvernement éthiopien n’a pas révélé les raisons de l’arrestation de Belay. L’administration du Premier ministre Abiy Ahmed a incarcéré de nombreux journalistes et militants, signalant une évolution vers une gouvernance plus autocratique et dictatoriale.
Dans la région d’Amhara, où le gouvernement a fait face à une résistance farouche de la part des forces Fano, des centaines de milliers d’Éthiopiens auraient été tués. Le gouvernement a intensifié ses opérations militaires dans la région, recourant à des frappes de drones et à des tirs d’artillerie ciblant des civils et des institutions civiles.






