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Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed envisage de conclure la guerre dans la région d’Amhara d’ici deux semaines et d’entamer des négociations une fois que la force Fano serait affaiblie au point qu’elle ne puisse plus poursuivre la lutte armée, selon des sources.
Anchor Media a rapporté lundi que son gouvernement envisageait de prendre des « mesures » contre les principaux dirigeants de Fano et de s’engager dans une activité militaire étendue pour affaiblir le groupe avant d’entamer des négociations.
La source, affirmant avoir des sources en Ethiopie, a en outre déclaré qu’Abiy Ahmed avait exprimé à ses proches sa conviction que Fano devait être considérablement affaibli avant d’entamer des négociations. Il aurait ordonné une opération militaire généralisée dans la région d’Amhara et donné des instructions pour que l’opération soit achevée dans un délai de deux semaines.
Dimanche, le président régional d’Amhara a publié une déclaration affirmant qu’il n’y aurait pas de vainqueur dans la guerre dans la région d’Amhara et a appelé la population à soutenir les efforts du gouvernement pour combattre Fano, qu’il a décrit comme un « groupe agissant au nom de Fano. Le président a déclaré qu’il était impossible de combattre ce groupe dans la région uniquement par le biais d’une structure de sécurité gouvernementale.
Les sources ajoutent également que les autorités de la région d’Amhara ont proposé à Abiy Ahmed de négocier avec Fano au plus vite, mais celui-ci a ignoré leurs appels.
Son gouvernement a l’intention d’achever l’opération militaire dans la région d’Amhara dans les deux semaines après avoir déclaré l’état d’urgence dans la région début août 2023. Les médias locaux rapportent que la guerre entre les troupes gouvernementales et les forces de Fano fait rage dans la plupart des régions du pays. Région Amhara en Ethiopie.
Abiy Ahmed devrait comparaître au parlement éthiopien d’ici quelques heures.
Le gouvernement d’Abiy Ahmed négocie actuellement avec le groupe se faisant appeler « Oromo Liberation Army », un groupe désigné par le parlement éthiopien comme une organisation terroriste liée au massacre de dizaines de milliers de civils d’origine Amhara dans la région d’Amhara. Un autre point qui fait sourciller, y compris de la part des partis d’opposition, est que les dirigeants de l’armée éthiopienne représentent le gouvernement éthiopien dans les négociations en cours en Tanzanie, compromettant ainsi la neutralité des forces de défense dans les affaires politiques.
Des sources proches du groupe nationaliste radical oromo rapportent que les négociations en Tanzanie ont montré une évolution positive et qu’un accord est attendu. Le gouvernement n’a pas révélé au public qu’il négociait avec le groupe et les termes des négociations étaient inconnus.






