- Le principal suspect du meurtre de la directrice financière de l’hôpital de Nairobi, Ann Adhiambo, a plaidé coupable des accusations de meurtre.
- Adhiambo a été informée des résultats du délit qu’elle a commis mais a maintenu sa position selon laquelle elle a effectivement tué Eric Maigo.
- Son cas a été transmis au tribunal de Kibera, où elle devra plaider à nouveau.
Anne Adhiambo, la principale suspecte du meurtre du directeur financier par intérim de l’hôpital de Nairobi, Eric Maigo, a plaidé coupable des accusations de meurtre portées contre elle.
Lors de son plaidoyer le jeudi 26 octobre, les accusations lui ont été lues à trois reprises en swahili, et elle a reconnu avoir commis le crime.
Le tribunal l’a informée des conséquences de sa culpabilité avant de lui accorder du temps avec ses avocats, mais elle a confirmé à plusieurs reprises sa position : « Ni ukweli (c’est vrai) ».
« Nakupa muda zaidi ndio uweze kuongea na wakili wako ambaye yuko mahakamani mzungumze wakuelezee vizuri kile unachoambia mahakama… », a déclaré le juge.
Son plaidoyer a été reporté au mercredi 18 octobre, car les enquêtes sur son âge, les images de vidéosurveillance et les taches de sang sur les lieux du meurtre étaient toujours en cours d’analyse.
L’accusation a informé le tribunal qu’elle était adulte et non mineure, comme indiqué précédemment, et qu’elle était donc apte à plaider.
L’affaire a été transmise au tribunal de Kibera, où elle devra plaider à nouveau.
Adhiambo défend son crime présumé
Ann Adhiambo a déclaré à un tribunal de Nairobi qu’elle avait commis l’infraction pénale en état de légitime défense pour échapper au harcèlement de la part du défunt.
Selon elle, elle a rencontré feu Maigo alors qu’elle était en fuite après que sa tante l’ait chassée de leur domicile à Kibera.
Comment Adhiambo a-t-il été identifié ?
La Direction des enquêtes criminelles (DCI) a rapporté que le suspect, qui a été capturé alors qu’il quittait la résidence de la victime à Woodley Annex-Upper, aurait été impliqué dans le meurtre le plus ignoble avant de s’enfuir par la porte arrière.
« Les vêtements – une chemise à carreaux rouges et un pantalon gris à imprimé animal – ont été trouvés dans une cabane en bois semi-permanente dans le village de Bombolulu, au cœur de la colonie tentaculaire de Kibira », a indiqué la DCI.
L’agence d’enquête a ajouté :
« Deux couteaux tachés de sang qui auraient été les armes du crime ont été récupérés sur les lieux du crime. »






